Investir Préparer sa retraire

La pierre pour préparer sa retraite constitue une excellente option. A condition de bien analyser sa situation et se fixer les bons objectifs.Vous envisagez de prendre votre retraite, d’ici quinze à vingt ans.
 
Vous êtes prévoyant : vous anticipez la probable baisse généralisée des pensions servies par le système par répartition. Vous inscrivez votre stratégie dans une logique de long terme. 

Vous avez raison, car la conjoncture est favorable, notamment grâce à l’attractivité actuelle des taux.Il vous faut adopter une approche strictement financière. Peu importe que vous n’imaginiez pas vivre dans le bien ciblé. Vous l’aurez probablement revendu quand l’heure de votre retraite aura sonné.

Plusieurs solutions s’offrent à vous

Le démembrement ou l’achat en nue-propriété

Le principe est simple : le Code civil permet de scinder la propriété d’un bien immobilier entre la nue-propriété (le bâti) et l’usufruit (l’utilisation du bien). Vous achetez la nue-propriété pour environ la moitié de la valeur du bien et un bailleur (social, le plus souvent) achète l’usufruit. La durée du démembrement oscille entre 15 et 20 ans (l’horizon des années restant à travailler pour les quinquas et les quadras). 

A cette échéance, vous récupérez la plein propriété du bien sans bourse délier ni fiscalité. Le bailleur aura la charge de la remise au propre du bien au terme de la période de démembrement. Il ne vous restera plus qu’à mettre en location pour assurer votre complément de retraite, ou vendre pour réinvestir sous une autre forme.

La solution  « classique » d’achat d’un bien pour sa mise en location

En s’y prenant suffisamment à l’avance, on peut ainsi se bâtir un patrimoine immobilier à crédit. C’est une excellente option pour les salariés expatriés, trentenaires ou quadragénaires, en phase professionnelle ascendante. Pour réussir ce type de placement, lorsqu’on réside à distance, il est impératif de confier la gestion locative à un professionnel.

L’achat d’immobilier géré

Il s’agit de biens meublés intégrés dans une résidence de services (pour les étudiants, pour les seniors, pour les personnes dépendantes, pour le tourisme, etc.). Comme l’achat classique, il s’agit d’un excellent moyen de bâtir, pierre à pierre et à crédit, votre patrimoine. Il vous permet de vous dégager de toute préoccupation de gestion, de vacance ou d’entretien, puisque le gestionnaire s’en charge. 
La revente pose moins de difficultés que pour d’autres biens, car les avantages fiscaux ne sont pas réservés au premier acquéreur. Pour les expatriés, ce type d’investissement s’avère particulièrement adapté en raison de son absence de contrainte de gestion.


Vous cherchez à investir dans le bien que vous habiterez pendant votre retraite

Attention de ne pas vous y prendre trop tôt ! Le conseil peut paraître paradoxal, mais avec les modes de vie de plus en plus mouvants qui sont aujourd’hui  les nôtres, il est bien difficile de définir le bien qui sera le plus adapté, plusieurs années à l’avance. S’il vous reste plus d’une demi-douzaine d’années à travailler, vous vous inscrivez davantage dans une stratégie de placement immobilier « financier » (voir ci-dessus).

Si vous comptez prendre votre retraite dans les toutes prochaines années, commencer à chercher votre future résidence est une bonne option. Il convient d’être très attentif à l’emplacement, en fonction des commodités, des transports, des ressources sanitaires (attention aux déserts médicaux). Il faut aussi veiller à la praticité du logement en envisageant une éventuelle diminution de sa mobilité.

Tester sa future résidence, en en faisant sa résidence de vacances durant les dernières années de sa carrière, est une façon astucieuse de vérifier qu’on a fait le bon choix. La revente est toujours possible en cas d’erreur ! 

Charles Morin Gérant expatrissimmo et expert de l'immobilié pour les expatriés Charles Morin, expert expatrissimmo

Parole d'expert

Investir dans l’immobilier pour préparer sa retraite, est-ce une bonne idée ?

Charles Morin (Expatrissimmo) : Oui l'immobilier constitue un placement particulièrement bien adapté pour la préparation de sa retraite. Cela a toujours été le cas. Mais aujourd’hui, c’est encore plus vrai, après les crises boursières que nous avons connues. Elles ont mis en évidence la volatilité inhérente aux placements boursiers. Quant au contexte actuel de taux historiquement bas,  il rend moins attractifs la plupart des contrats d’assurance-vie. Heureusement, en contrepartie, il abaisse considérablement le coût d’acquisition à crédit dans l’immobilier.